La laïcité de A à Z

a b c d e f g h i l m n o p r s v z

Agnosticisme

Cette « philosophie du doute » se développe au XIXe siècle, à une époque où la science révèle qu’on ne saurait prendre les textes religieux- et la Bible en premier lieu- à la lettre puisqu’on y trouve des contre-vérités.

 

Pour l’agnostique, il n’y a que ce qui est accessible à l’expérience qui a une réalité. Or, l’absolu, le divin, sont de fait, inconnaissables. Etre agnostique, c’est ainsi ne pas savoir, c’est douter de l’existence de Dieu- ou d’un Etre suprême- douter de la transcendance et refuser de se soumettre à un dogme, à une Vérité révélée. Ce n’est cependant pas être incroyant : il est des agnostiques croyants, les bouddhistes par exemple. Les agnostiques, n’ont, au fond, qu’une certitude : ils savent qu’ils ne savent rien.

 

A lire :

Se déclarer agnostique : pourquoi et comment ? / Marthe Van de Meulebroeke dans Vivre n° 2 - octobre 2001

Anticléricalisme

Contrairement à ce que le préfixe « anti » peut faire penser, l’anticléricalisme contient une idée positive qui a joué un rôle important. Il développe l’idée de tolérance, de l’indépendance de la société civile, de la séparation des Eglises et de l’Etat.

 

L’anticléricalisme n’est pas antireligieux mais il refuse le mélange des genres entre le religieux et des espaces et des lieux qu’il estime appartenir à l’Etat ou à la société civile. Le fait de croire ou ne pas croire en un dieu, de pratiquer une religion et d’appartenir à une Eglise ne doit pas avoir de répercussions dans la société. La loi civile doit pouvoir s’appliquer à tous, quelles que soient les convictions religieuses ou philosophiques des citoyens.

 

 

A lire :

Qu'est-ce que l'anticléricalisme ? / René Remond dans Laïcité et classes sociales 1789-1945 - Bruxelles : Éditions Espace de Libertés, 1992, pp. 5-27

Assistance morale laïque

L’assistance morale laïque peut être soit généraliste et s’adresser à l’ensemble de la population à travers des actions collectives et individuelles de proximité, soit spécialisée par exemple à l’armée, dans les prisons, les hôpitaux, en maisons de repos, en Institution publique de protection de la jeunesse, dans les centres pour réfugiés…L’assistance morale laïque a pour objectif le bien-être des personnes. Elle vise l’autonomie de la personne et l’exercice effectif de la citoyenneté. Elle s’exerce dans la liberté de jugement de chacun, la responsabilité et le respect des personnes.

 

 

A lire :

Aider en laïque. Quarante ans d’assistance laïque d’aide aux personnes / un dossier édité par Jacques Lemaire – Editions EME, 2010 – (La Pensée et Les Hommes, n° 77)

 

Le Service laïque d’aide aux personnes (SLP) a vingt ans ! D’où vient-il ? / Jean Rigot – dans Francs-Parlers : 2009 – Éditions Espace de Libertés, 2010 – p. 57-65

http://www.ulb.ac.be/cal/edl/editions/collectionpensee&leshommes/ph76.html

 

La symbolique du conseiller laïque / Stéphane Nelissen - dans Francs-Parlers : 2009 – Éditions Espace de Libertés, 2010 – p. 55-57 - http://www.ulb.ac.be/cal/edl/editions/collectionpensee&leshommes/ph76.html

 

Le conseiller laïque et les forces armées belges / Sous la direction de Jean Marsia et Marc Mayer – Editions Espace de Libertés, 1994 - http://www.ulb.ac.be/cal/edl/editions/collectionlaicite/Esl16.html

Athéisme

L’athéisme est une conception de l’univers et de la morale qui ne retient pas comme crédible l’hypothèse d’un Dieu, créateur de l’univers et régulateur du bien et du mal. Pour beaucoup d’athées, la question n’est pas d’affirmer comme certitude l’inexistence des dieux, mais de considérer la faible vraisemblance de leur hypothèse et de rechercher des explications sur les origines et le fonctionnement de l’univers à la lumière de seuls faits vérifiables.

 

A lire :

L'esprit de l'athéisme. Introduction à une spiritualité sans Dieu / André Comte-Sponville - Paris : Albin Michel, 2006


Traité d'athéologie / Michel Onfray - Paris : Grasset, 2005


Dieu vous interpelle ? Moi, il m’évite… Les raisons de l’incroyance / Robert Joly- Bruxelles : Éditions Espace de Libertés – EPO, 2000


Histoire de l'athéisme / Georges Minois - Paris : Fayard, 1998


Laïcité et droits des athées

Texte adopté par le conseil d'administration du Centre d'Action Laïque le 12 décembre 1998

Avortement (IVG)

IVG : interruption volontaire de grossesse. En Belgique, la loi dite Lallemand-Michielsens a été promulguée le 3 avril 1990. L’avortement n’est donc plus un délit s’il réunit les conditions suivantes :

  • Il est pratiqué durant le premier trimestre de la grossesse (avant la fin de la 12e semaine de conception).
  • L’état de détresse de la patiente doit être reconnu par un médecin.
  • Il doit être pratiqué par un médecin et avoir lieu dans une structure des soins où existe un service informant les femmes sur les alternatives possibles à l’avortement.
  • Un délai de 6 jours doit être respecté entre le premier contact et le jour de l’avortement.
  • La patiente doit exprimer par écrit, le jour de l’intervention, sa détermination à faire procéder à une IVG.

 

A lire :

Le dossier pédagogique: Droit à l'avortement en Belgique

 

L'action du Centre d'Action Laïque : Georges LIENARD, Acte du Colloque "De la subversion au droit" - 1/04/2010

 

IVG: 20 ans de choix pour les femmes – dossier de couverture du magazine Espace de Libertés n° 384 – mars 2010 - http://www.ulb.ac.be/cal/edl/magazine/2010/edl384.html

 

Renvoi au point 5.9.1

 

Pour en savoir plus : Le droit à l’avortement en Belgique