Une dynamique dans le siècle
Rien ne prédisposait la laïcité belge à être une entité reconnue à l’instar des cultes par les pouvoirs publics. Ou, plus exactement, comme le représentant, à côté des cultes, de ceux qui n’en ont pas. C’est la dynamique associative, la volonté de rassembler ce qui est épars afin d’assurer la promotion et la défense des valeurs laïques ainsi que la nécessité de répondre aux attentes de la communauté non confessionnelle, qui ont conduit à la fondation du Centre d’Action laïque et au concept de double laïcité, politique et philosophique.
Rien ne prédisposait la laïcité belge à être une entité reconnue à l’instar des cultes par les pouvoirs publics. Ou, plus exactement, comme le représentant, à côté des cultes, de ceux qui n’en ont pas. C’est la dynamique associative, la volonté de rassembler ce qui est épars afin d’assurer la promotion et la défense des valeurs laïques ainsi que la nécessité de répondre aux attentes de la communauté non confessionnelle, qui ont conduit à la fondation du Centre d’Action laïque et au concept de double laïcité, politique et philosophique.
Histoire
Lorsqu’en mai 1967, un tragique incendie ravagea le grand magasin « A l’innovation », rue Neuve à Bruxelles, la Belgique connut un moment d’émotion particulièrement intense. Avec 300 personnes décédées, on assista à une mobilisation sans précédent pour organiser le deuil et l’accompagnement des familles. Chapelles ardentes de toutes obédiences, messe œcuménique, réconfort par les prêtres… Mais pour les morts et les familles sans dieu, rien ; la communauté non confessionnelle n’avait d’autre choix que de se joindre aux croyants ou de ressasser sa peine dans la solitude.
