Séparation Eglises– Etat

Impartialité, égalité, règles communes pour vivre ensemble : la laïcité politique est le seul projet de société qui place le bien commun avant les revendications particulières.

 
 

La laïcité politique, c’est cela : faire en sorte que l’Etat reste impartial, que les lois soient les mêmes pour tous et que des « lois religieuses » ne puissent venir s’y immiscer. « La loi protège la foi aussi longtemps que la foi ne prétend pas dicter la la loi », disaient les pères fondateurs de la loi française de séparation de l’Eglise et de l’Etat, dite « loi de 1905 ». Autrement dit, dans un pays laïque, la foi relève de la vie privée des gens et la vie publique ne peut aucunement en dépendre.

 

Cette question touche aux fondements mêmes du mouvement laïque. Depuis la création de l’Etat belge, la Constitution consacre la « neutralité » de l’Etat. Un concept bien moins ambitieux, qui ne s’oppose que mollement aux revendications des cultes qui visent à aménager les lois et à obtenir des dispositions conformes à leurs prescrits religieux. Pour le CAL, la loi doit être la même pour tous, et les Eglises n’ont pas à s’immiscer là-dedans.

 

Le CAL a soutenu, et contribué à élaborer plusieurs propositions de loi visant à mieux encadrer cette séparation qui garantit à chacun sa liberté de croire ou de ne pas croire. Tant au niveau européen qu’au niveau fédéral, communautaire et régional.

 

La séparation des Églises et de l'État


Séparation église / étatEn Belgique, ni le Constituant ni le législateur - et encore moins le pouvoir exécutif - n'ont tiré toutes les conséquences du principe de la séparation des Églises et de l'État; ainsi la présence des symboles religieux dans des édifices publics. Le rang protocolaire des chefs de culte ; les cérémonies religieuses organisées ou inspirées par les pouvoirs publics, etc. sont autant de signes extérieurs de cet état de fait.

Afin de garantir l'application effective du principe de séparation des Églises et de l'État en Belgique et plus largement pour garantir la sauvegarde d'un espace public commun à tous les citoyens du pays, quatre objectifs fondamentaux.

  • la non-ingérence de l'Église (des Églises) dans les affaires de l'État, ce qui signifie concrètement l'abandon de toutes les pratiques qui tendent à présenter de facto le culte majoritaire comme religion d'État;
  • la non-ingérence de l'État dans les affaires de l'Église (des Églises). Un État se garde d'intervenir dans l'organisation interne d'une Église ou de toute communauté philosophique, dans la définition de ses positions éthiques ou encore dans la nomination de ses représentants;
  • la garantie par l'État de la sphère d'autonomie de chaque individu quant à ses conceptions philosophiques ou religieuses. Le respect de cette autonomie de l'individu implique que l'État garantisse une égalité de traitement à l'égard de chaque individu et de chaque groupe particulier et assure un libre exercice de la liberté de conscience ou de religion de chaque citoyen pour autant bien entendu que les fondements de la démocratie soient respectés;
  • si l'État finance les organisations confessionnelles ou non confessionnelles, ce financement doit répondre aux critères d'équité et de transparence.