Assuétudes
Trafic, dépendance, danger, illégalité : encadrer plutôt qu’interdire pour faire échec à la criminalité et privilégier la santé.
Tabou, quand tu nous tiens… Pourquoi est-il interdit de fumer du cannabis ou de « sniffer de la coke » alors qu’on peut légalement boire de l’alcool et fumer du tabac ? C’est une vraie question et une aubaine pour bénéficiaires financiers des trafics.
Trafic, dépendance, danger, illégalité : encadrer plutôt qu’interdire pour faire échec à la criminalité et privilégier la santé.
Tabou, quand tu nous tiens… Pourquoi est-il interdit de fumer du cannabis ou de « sniffer de la coke » alors qu’on peut légalement boire de l’alcool et fumer du tabac ? C’est une vraie question et une aubaine pour bénéficiaires financiers des trafics.
En militant pour la liberté individuelle et l’émancipation, le Centre d’Action Laïque s’interroge sur tout ce qui asservit l’être humain en général. La dépendance à l’égard d’une drogue – licite ou interdite – pose donc question. La répression est actuellement la seule réponse des pouvoirs publics à la question des drogues. Mais cette stratégie aide-t-elle à combattre la toxicomanie ? On sait bien aujourd’hui que ce n’est pas le cas. De nombreux exemples, constats, études démontrent qu’en interdisant, on ne diminue pas la consommation. Par contre, on laisse les coudées franches aux trafiquants et on contraint les consommateurs à s’approvisionner dans une clandestinité malsaine et à consommer dans des conditions d’hygiène souvent désastreuses.
La réduction des risques
La réduction des risques est une démarche proposée à tout consommateur de produits psychotropes qui vise à favoriser les bonnes pratiques de consommation pour diminuer les risques pour la santé (abcès, infection, propagation des virus HIV et hépatiques). Il s’agit aussi de rendre un service à la population en récupérant du matériel d’injection usagé pour éviter que celui-ci ne se retrouve sur la voie publique.
Tout consommateur peut devenir acteur de sa propre santé et de celle de la population (consommateur et non consommateur). Il s’agit d’une approche responsabilisante de la consommation.
Le groupe de travail "Assuétudes"
Le Centre d’Action Laïque a mis en place un groupe de travail chargé de réfléchir à la question des assuétudes en général et, plus particulièrement, des drogues. Composé de juristes, de professionnels de la santé, de sociologues, il cherche à proposer des solutions innovantes pour lutter de façon efficace contre les dépendances de toutes sortes.
La Commission a pour objectif d’agir sur les mentalités en préconisant la réglementation du commerce des drogues ainsi que la décriminalisation de la consommation, en intégrant la toxicomanie au contexte général des assuétudes et en préférant l’approche sanitaire à l’approche judiciaire.
Outre une charte pour une réduction des risques (1), elle a collabroé également à la rédaction d'un projet d'arrêté royal (2) et de proposition de loi (3). Ceux-ci ne sont malheureusement pas encore inscrits au moniteur...
