
52′ · 2024
Réalisation : Pierre Schonbrodt
Coordination : Vinciane Colson
En partenariat avec le Comité de vigilance en travail social
Dans le cadre de la campagne
d’éducation permanente.

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Nous sommes allés à la rencontre des travailleurs sociaux : celles et ceux qui ont décidé de rester sur le pont, tout en se cachant dans la soute d’un navire à la dérive.
À l’horizon, une menace les inquiète : la bureaucratisation. Pour y faire face, une stratégie commune semble émerger. Elle consiste à se cacher pour contourner les règles ou pour éviter les contrôles afin de mieux protéger tous ces usagers en recherche d’aide. Ils et elles généralisent une pratique naguère isolée : celle du travail social clandestin.
Depuis la fin du confinement, ils et elles quittent pourtant massivement leur emploi, à un point que le métier d’assistant.e social.e est désormais classé en pénurie par les trois organismes régionaux de gestion de l’emploi (VDAB – ACTIRIS – FOREM). Et lorsqu’on prend le temps de les écouter, leurs désillusions sont nombreuses.

« Ma norme maintenant, c’est devenu que rien ne fonctionne. »
Melo
Travailleuse sociale

« Qui veut se lancer dans un secteur où même des dinosaures finissent par devoir lâcher parce que la pression est trop grande ? »
Renaud Maes
Sociologue
Des chercheurs de l’Université de Mons ont sondé l’état moral des troupes en CPAS : 82% des sondés s’estiment démotivés. Il faut dire que la tâche est immense. En 2022, d’après le Bureau Fédéral du Plan, 152.000 Belges disposaient d’un revenu d’intégration sociale. On en comptait à peine la moitié il y a 20 ans. Durant l’épidémie de Covid, la distribution des colis alimentaires a explosé et n’a malheureusement pas diminué depuis.




Dans les chiffres officiels de Statbel, les inquiétudes se confirment également : en 2023, 2.150.000 Belges, soit 18,6% de la population, courent un risque de pauvreté ou d’exclusion sociale. Cette augmentation brutale de la pauvreté a bouleversé nos existences, à commencer par celle des principaux concernés et des travailleurs sociaux qui les accompagnent.

Projections et événements autour du documentaire
- 22.04.2025 (9h) | Projection à la Fédération Bruxelloise Unie pour le Logement – FEBUL (Bruxelles)
- 24.04.2025 (9h30 et 13h30) | Projection à la Haute école HE2B (Bruxelles)
- 9.04.2025 (14h30) | Projection à la Haute école ISFSC (Bruxelles)
- 7.04.2025 (9h30) | Projection à l’administration de la Commission Communautaire Commune (COCOM)
- 03.04.2025 (14h30) | Projection à la Haute Ecole en Hainaut de Mons
- 28.03.2025 (14h30) | Projection à la Haute Ecole en Hainaut de Tournai
- 19.02.2025 (19h30) | Projection au centre de jour « L’Aire de rien » de l’asbl Les Petits riens
- 18.02.2025 (14h30 et 19h30) | Projection à Bruxelles Laïque et à l’ULB
- 12.02.2025 (10h30) | Projection au Conseil de prévention de l’Aide à la jeunesse (Bruxelles)
- 10.02.2025 (13h30) | Projection à la haute école sociale Cardin de Louvain-La-Neuve
- Les 4, 6, 11, 13 et 17.02.2025 (13h30) | Projection à la Fédération des CPAS Wallons (Namur/LLN/Liège/Libramont et La Louvière)
- 19.12.2024 (9h) | Projection au Parlement bruxellois pour le Conseil Consultatif bruxellois francophone de l’Aide aux personnes et de la Santé
- 20.12.2024 (12h) | Projection au Samu social
- 22.01.2025 (19h) | Projection au centre de jour « l’aire de rien » des Petits riens, avenue Van Volxem, 361 à Forest (Bruxelles)
- 04.11.2024 (14h) | Projection à l’AMO Rythme à destination du secteur de la prévention
- 07.10.2024 (18h) | Projection au Théâtre de Poche suivie d’un débat
- 02.10.2024 (19h30) | Projection à la librairie Tram.e à Forest.
- 13.06.2024 (10h) | Avant-première au CAL Namur
- 13.06.2024 (19h) | Avant-première à la librairie Tram.e à Forest