Chypre

En mars 2018, après des années de débats face à l’un des régimes juridiques les plus restrictifs en matière d’avortement, une nouvelle loi a été adoptée. Elle permet d’interrompre une grossesse dans un délai de 12 semaines, après une consultation psychologique obligatoire et une autorisation écrite de deux médecins. Il n’est pas nécessaire de devoir justifier d’un risque pour la santé de la femme. Le délai est prolongé à 19 semaines en cas de viol et d’inceste. Les mineurs doivent néanmoins fournir un consentement parental.

L’avortement est gratuit uniquement pour les patientes qui peuvent bénéficier de soins médicaux gratuits selon le système de santé du pays. Comme les IVG sont pratiquées dans des cliniques privées, leur coût est trop élevé pour de nombreuses femmes qui ne peuvent pas se le permettre. Auparavant, l’IVG était illégale et ne pouvait être pratiquée que si deux médecins certifiaient que la grossesse présentait un risque pour la femme ou l’enfant à naître. À Chypre, où l’avortement est un sujet sensible, l’influente Église orthodoxe s’est fermement opposée à la dépénalisation.