Royaume-Uni

En Grande-Bretagne (Angleterre, Écosse et Pays de Galles), l’IVG est autorisée jusqu’à 24 semaines de grossesse sur indications sociales et économiques générales, et au-delà pour des raisons médicales. Deux médecins doivent attester que la santé physique ou mentale de la femme est en danger ou qu’il existe un risque pour le fœtus. L’IVG est presque entièrement prise en charge par le service de santé public. L’avortement est accessible aux femmes qui ne résident pas au Royaume-Uni (cette disposition est surtout utilisée par les femmes d’Irlande du Nord).

vert_okEn octobre 2019, l’avortement a été dépénalisé et est devenu légal dans la région de l’Irlande du Nord. En pratique, un cadre juridique est entré en vigueur en mars 2020. Les IVG sont possibles jusqu’à 12 semaines en toutes circonstances et jusqu’à 24 semaines s’il existe un danger mental ou physique pour la femme. Avant l’adoption de la loi, l’IVG sur demande était illégale, même en cas de viol, d’inceste ou d’anomalie du fœtus – avorter dans de telles circonstances entraînait une peine pouvant aller jusqu’à 20 ans de prison. Dans ces trois derniers cas, les femmes souhaitant une IVG peuvent se rendre en Grande-Bretagne. Le système de sécurité sociale britannique (le NHS) rembourse les frais d’avortement pour les femmes qui viennent d’Irlande du Nord.

vert_ok Lors de l’épidémie de COVID-19, le gouvernement britannique a autorisé les avortements médicamenteux à domicile après consultation téléphonique ou électronique avec un médecin.