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Port de signes convictionnels dans l’enseignement supérieur: une décision pour le moins étonnante

Port de signes convictionnels dans l’enseignement supérieur: une décision pour le moins étonnante

Pour le Centre d’Action Laïque, mettre en œuvre le principe de laïcité oblige l’État de droit à assurer l’égalité, la solidarité et l’émancipation des citoyens par la diffusion des savoirs et l’exercice du libre examen. Le Centre d’Action Laïque ne conçoit pas autrement la mission de l’enseignement officiel.

Il s’interroge dès lors sur la récente décision du conseil d’administration de Wallonie-Bruxelles enseignement (WBE) d’autoriser à l’avenir le port de signes convictionnels dans ses établissements d’enseignement supérieur.

Le Centre d’Action Laïque a toujours préconisé l’interdiction des signes convictionnels dans l’enseignement obligatoire. Pour l’enseignement supérieur, s’agissant d’élèves majeurs, il appartient en l’état actuel du droit à chaque pouvoir organisateur de prendre ses responsabilités.

Rien n’obligeait le réseau WBE à décréter l’autorisation du port de signes convictionnels. Le Centre d’Action Laïque est d’autant plus perplexe que les motivations annoncées sont étonnantes: le pouvoir concerné invoque en effet l’argument de l’émancipation comme si l’émancipation passait par le respect d’un quelconque prescrit religieux. Le Centre d’Action Laïque s’étonne aussi de la volonté affichée du pouvoir organisateur de “faire évoluer le principe de neutralité pour le rendre plus inclusif”. Adjectiver le principe de neutralité revient à en limiter la portée: au contraire, c’est précisément le principe de neutralité qui garantit l’inclusivité quelles que soit les convictions.

Au regard du principe de neutralité, force est de constater une régression.

 

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