L’éthique de la dissidence

Morale et politique étrangère aux États-Unis

“La politique extérieure”, écrivait Alexis de Tocqueville, “n’exige l’usage de presque aucune des qualités qui sont propres à la démocratie et commande au contraire le développement de presque toutes celles qui lui manquent”. “Une politique est condamnée à l’échec”, lui rétorquait un siècle plus tard l’influent journaliste Walter Lippmann, “si elle viole délibérément nos promesses et nos principes, nos traités et nos lois”. Ce débat entre l’intérêt et l’idéal accompagne l’histoire de la politique extérieure des États-Unis. Il met face à face les tenants de la Realpolitik et ceux qui estiment que l’Amérique doit fonder ses relations internationales sur l’affirmation de valeurs morales. Il illustre l’importance des voix dissidentes, cornes de brume et garde-fous de l’éthique, de la démocratie et de la raison.

Un débat américain? Un débat universel, qui pose la question essentielle de la cohérence des démocraties face au monde tel qu’il est mais aussi face aux principes dont elles se réclament.

L' auteur

Jean-Paul Marthoz

Jean-Paul Marthoz est journaliste et essayiste. Ex-chef du service étranger du Soir, ex-directeur de l’information de Human Rights Watch, il est membre des conseils du Comité de protection des journalistes (New York), d’Index on Censorship et de l’Ethical Journalism Network (Londres).

Il est auteur et co-auteur de nombreux livres sur les questions internationales, dont La liberté sinon rien (2008), L’éthique de la dissidence (2010), Objectif Bastogne (2014) et Les médias face au terrorisme (2017).

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