Misère de la bioéthique

La bioéthique a le vent en poupe. Est-elle en mesure de penser les problèmes dont elle s’occupe? On peut en douter. Succédané de morale qui ne dit pas son nom, elle fait écran plus qu’elle n’éclaire.

En rupture avec le moralisme ambiant, l’ouvrage propose d’autres cadres pour aborder les problèmes soulevés par les technologies du vivant. La psychanalyse, l’anthropologie, la sociologie politique ouvrent ici les voies d’une pensée qui ne ferait plus l’impasse sur ce qu’il advient du sujet, de l’identité ou de la liberté lorsqu’ils se trouvent soumis aux pressions conjointes des biotechnologies et du discours éthique qui prétend en décrypter les enjeux.

L' auteure

Patricia Palermini

Membre de l’équipe scientifique de la Bibliothèque générale de philosophie et lettres de l’Université de Liège, Patricia Palermini est licenciée en philosophie. Elle a défendu sa thèse de doctorat sur la question du sujet chez Spinoza.