Éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS)

L’éducation à la vie relationnelle, sexuelle et affective (EVRAS) n’est toujours pas inscrite dans les programmes scolaires de la Fédération Wallonie Bruxelles, malgré des décennies de revendications et de multiples propositions de loi. 

Oser parler de sexualité

En refusant d’envisager la sexualité comme un comportement somme toute naturel et partagé par tous, les conceptions religieuses et traditionnelles du rapport au plaisir et de la relation à l’autre perpétuent non seulement une discrimination millénaire envers les filles mais enferment aussi les garçons dans des rôles assignés dont les effets néfastes sont évidents. Les chefs d’établissement scolaire, auxquels revient la décision, sont soumis également aux pressions de certains parents.

Information et sensibilisation

Pourtant, comme le soulignent tant l’OMS que l’ONU, l’EVRAS est un outil indispensable pour tendre à plus d’égalité. L’EVRAS permet non seulement d’informer sur la contraception et l’avortement, mais également d’aborder des thèmes qui touchent les jeunes, dans quelque milieu qu’ils vivent, comme entre autres la violence, l’intégrité physique, le sexisme, les stéréotypes et l’égalité de genre.

L’inscription obligatoire d’espaces d’échanges et d’information sur la vie sexuelle et affective reste donc, aujourd’hui comme hier, un combat laïque majeur qui croise enjeu de santé publique et éducation à la citoyenneté, afin de garantir une égalité de droits à tous les enfants et adolescents, quel que soit leur milieu socio-culturel et religieux.