Vive la sociale!

Mouvement ouvrier, capitalisme et laïcité

La Révolution française, née du mouvement philosophique des Lumières, eut deux enfants: la fille « Laïcité » et le fils « Mouvement ouvrier ». En Belgique, peut-être plus encore qu’en France, ces deux enfants auront un long parcours commun unis dans le combat contre l’emprise du cléricalisme sur la société. Dans cette lutte, le suffrage universel apparaît comme une revendication unificatrice.

Près de 60 ans après la conquête du droit de vote par les hommes et les femmes, l’émancipation de l’être humain n’est-elle pas incomplète en l’absence de volets économiques et sociaux venant compléter le volet politique? La laïcité en général, et sa forme institutionnalisée en particulier, n’a-t-elle donc pas en ce début de XXIe siècle un rôle important à jouer? Le discours économique actuel considérant le capitalisme comme naturel et comme un horizon indépassable n’est-il pas le dogme absolu que défend une cléricature aussi puissante que variée? Et la laïcité n’a-t-elle pas pour fonction, depuis son origine de lutter contre tous les cléricalismes? C’est le propos de ce livre, parfois sans concession.

L' auteur

Julien Dohet

Julien Dohet est licencié et agrégé en histoire de l’ULg. Ses études portent principalement sur deux sujets: l’extrême droite, sur laquelle il a publié un livre intitulé Le Darwinisme volé en 2010 (Les Territoires de la Mémoire, coll. « Libres écrits »), et le mouvement ouvrier, sur lequel il a écrit de nombreux articles et publié trois ouvrages.

Sélectionné dans le cadre du Prix du livre politique 2011