« L’extrême droite nous donne des insomnies. Jamais vraiment disparue, elle rôde, mute et évolue. Aujourd’hui, elle prend de nouveaux visages. Évitant les références historiques qui font d’elle son extrémisme, elle est plus insidieuse, décomplexée et sait comment s’emparer des réseaux sociaux. À l’aube des élections, unissons-nous pour qu’elle ne prenne jamais du terrain. » C’est le message que lancent les organisateurs de la « Nuit blanche contre listes noires ». Une nuit blanche festive et culturelle à la veille des élections pour sensibiliser aux risques des idées d’extrême droite et faire le choix de la démocratie. Organisé depuis déjà plusieurs années à Liège, cet événement aura lieu aussi cette année à Namur le 7 juin.
Invités: Philippe Tomczyk, Directeur du Cepag Afico Namur (Asbl d’éducation populaire, d’insertion socioprofessionnelle et initiative locale d’intégration) et Bernard Diagre, directeur du CAL Namur
Résister, qu’est-ce ça signifie encore aujourd’hui ? Contre quoi, contre qui résiste-t-on ? Au nom de qui, au nom de quoi? Pour défendre quels idéaux est-on prêt à entrer en résistance ? Quelles formes prend cette résistance ? Et pourquoi la date du 8 mai symbolise-t-elle cette résistance et devrait redevenir un jour férié?
Autant de questions que l’on aborde dans cette émission à quelques jours du 8 mai et des revendications portées par la Coalition 8 mai, et à l’occasion de la sortie d’un dossier pédagogique réalisé par le Centre d’Action Laïque et le Musée des résistances intitulé « Résister aujourd’hui? ».
Invités: Agnès Graceffa, historienne au Musée des Résistances, situé à Anderlecht et qui est en pleine rénovation, Lionel Rubin, chargé d’études au Centre d’Action Laïque, et Selviano Scifo, secrétaire général de la Fédération des Étudiant·e·s Francophones. Le Cal et la FEF qui soutiennent la Coalition 8 mai, qui veut refaire du 8 mai un jour férié pour célébrer la résistance et lutter contre le fascisme.
Quels dangers l’extrême droite et ses discours font-ils planer sur le secteur associatif ? Quels impacts peut-il y avoir sur le secteur associatif en cas de montée des partis d’extrême droite ? On aborde ces questions en trois temps : les menaces, les effets et les remparts.
Invités: Elise Jacquemin, membre du Conseil Supérieur de l’Éducation Permanente (CSEP) et directrice du Miroir vagabond, Edgar Szoc, président de la Ligue des droits humains, et Benjamin Biard, Docteur en Sciences politiques et chargé de recherches au sein du secteur socio-politique du Centre de recherche et d’information socio-politiques (CRISP) et chargé de cours invité à l’UCLouvain.
A l’aube de 2024, année d’élections à tous les niveaux de pouvoir, la lutte contre les idées d’extrême-droite, le négationnisme, le racisme et la xénophobie apparaît plus que jamais essentielle. Depuis 30 ans, c’est la mission des Territoires de la Mémoire. Ce centre d’éducation à la résistance et à la citoyenneté, créé par d’anciens prisonniers politiques rescapés des camps nazis, a sensibilisé des milliers de jeunes à travers des animations en classe, des voyages de Mémoire accompagnés de rescapés des camps de concentration ou encore son exposition permanente « Plus jamais ça! ». 30 ans après sa fondation, l’association veut plus que jamais jouer ce rôle de sensibilisation aux idées liberticides et d’éducation à la résistance.
Invité: Michaël Bisschops, président des Territoires de la Mémoire
Les derniers succès législatifs du Rassemblement national en France et des Démocrates de Suède ainsi que la popularité de Giorgia Meloni en Italie confirment que l’extrême droite reste attractive en Europe. Mais quelle est la place réservée aux femmes et aux questions de “genres” par ces partis et mouvements d’extrême droite? Quels sont les risques pour nos démocraties et pour les citoyens, et particulièrement ceux de la communauté LGBTQI+ ?
Invités: Caroline Close, chargée de cours en Science Politique – ULB, chercheuse au CEVIPOL et Directrice de TRANSFO, François Debras, Professeur associé au sein du « Centre Etudes Démocratie » de la Faculté de Droit, de Science politique et de Criminologie de l’Université de Liège.
Simon Gronowski n’avait que 11 ans lorsque le 19 avril 1943, il a sauté du train qui le déportait avec sa mère vers Auschwitz. Lui, l’enfant du XXe convoi, a réussi à survivre à la barbarie nazie grâce à son courage et à celui des personnes qui l’aideront à sa cacher. 80 ans plus tard, il continue de témoigner inlassablement pour que l’on n’oublie jamais mais aussi pour dénoncer le rejet de l’autre et l’extrême-droite.
Simon Gronowski est membre de la Coalition 8 mai, tout comme le Centre d’Action Laïque. Cette plateforme qui regroupe des syndicats, des organisations et des personnalités de la société civile, du monde culturel et universitaire milite pour refaire du 8 mai un jour férié de commémoration et de lutte contre le fascisme.
Le 8 janvier, des partisans du président brésilien sortant, Jaïr Bolsonaro, attaquent et détruisent les lieux de pouvoir du Brésil. Des attaques particulièrement violentes contre les symboles de la démocratie. Ces images en rappellent d’autres: celles de l’assaut du Capitole à Washington par des partisans de Donald Trump le 6 janvier 2021.
Quels sont les points communs entre ces 2 attaques ? En quoi les discours populistes d’extrême droite de Trump et Bolsonaro ont-ils influencé ces attaques ? Ces mouvements d’extrême droite sont-ils en train de se structurer au niveau mondial ? L’Europe n’est en effet pas épargnée. Preuve en est l’arrestation début décembre de militants d’extrême droite allemands qui préparaient un coup d’Etat.
Nos invités: Benjamin Biard, politologue, chercheur au CRISP, le Centre de recherche et d’information socio-politiques et Ugo Palheta, sociologue, maître de conférences à l’université de Lille et auteur notamment de « La Nouvelle Internationale fasciste » publié aux Editions Textuel.
Mai 2019, le Vlaams Belang réalise le deuxième score du pays atteignant 11,9% (18 % en Flandre !). Le parti d’extrême droite flamand est à la fête.
Pourquoi près d’un Flamand sur cinq vote-t-il pour ce parti, qui reste infréquentable et dont le programme est raciste et xénophobe?
Nos équipes ont suivi pendant plusieurs semaines le journaliste Aubry Touriel, parti sillonner la Flandre à vélo, à la rencontre de sympathisants du Vlaams Belang. Objectif ? Tenter de comprendre leurs motifs et expliquer ce qui fait le succès de ce parti d’extrême droite.
Sur le plateau ensuite pour en débattre : Aubry Touriel, journaliste indépendant spécialiste de la Flandre, Benjamin Biard, chercheur au CRISP et Lucas Kins, chercheur au CEVIPOL
En Europe mais aussi dans le monde, on ne peut nier la présence de plus en plus significative de l’extrême droite. Grâce aux réseaux sociaux, son discours a gagné du terrain, son idéologie s’est affutée et s’est parée de nouveaux habits pour coller à son époque. Mais n’est-elle pas fondamentalement restée fidèle à ce qu’elle a toujours été ? La cavale de Jürgen Conings, militaire en fuite devenu une icône antisystème, et l’invraisemblable mouvement de soutien dont il fait l’objet montrent à quel point le danger de l’extrême droite reste présent.
Afin de conscientiser à l’ampleur que prend l’extrême droite chez nous comme ailleurs en Europe, le Centre d’Action Laïque et les Territoires de la Mémoire ont conjointement développé un site internet didactique pour faire l’état des lieux de l’extrême-droite en Europe. Il s’agit d’inviter chacun à mieux connaître l’extrême droite pour mieux la combattre.
Invités: Benjamin Biard, chargé de recherche au CRISP (Centre de recherche et d’information socio-politiques), Lionel Rubin, chargé de projets pour la cellule Etude et stratégie du Centre d’Action Laïque, et Philippe Evrard, directeur des Territoires de la Mémoire.
En Europe, et dans le monde plus largement, on ne peut nier la présence de plus en plus significative de l’extrême droite. Son discours a gagné du terrain, notamment grâce aux réseaux sociaux. Le Vlaams Belang s’est même offert une chaîne de télévision. Nous décortiquons l’histoire de l’extrême droite, sa vision de la société et ouvrons des pistes de lutte avec nos 2 invités.
Invités: Benjamin Biard, chargé de recherche au CRISP, et Julien Dohet, secrétaire politique SETCa-FGTB Liège, trésorier de l’institut d’histoire ouvrière, économique et sociale (IHOES) et co-auteur avec Olivier Starquit de « La Bête a-t-elle mué ? Les nouveaux visages de l’extrême droite« , publié dans la collection Liberté j’écris ton nom.