“Poésie masculine”, c’est le nom d’une expérience immersive installée à Tour et Taxis à Bruxelles qui nous plonge dans le quotidien de femmes harcelées en rue. Les visiteurs sont invités à circuler à travers les mots et les insultes, pour ressentir le malaise auquel de nombreuses femmes sont confrontées. Un malaise qui les amène à éviter certains lieux publics. Cette expérience devrait servir d’outil pour sensibiliser les hommes et les femmes au harcèlement, encore trop présent dans nos sociétés malgré une loi qui condamne le sexisme en rue.
Invités: Nathalie Erin, Frédéric Durieu et Gilles de Boncourt, tous trois artistes engagés et concepteurs de l’expérience, et Justine Bolssens, juriste et chargée de projets au Centre d’Action Laïque.
En cette Journée internationale de la tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines, l’émission se penche sur ces violences de genre auxquelles les femmes sont sujettes parce qu’elles sont femmes. De nombreuses idées reçues existent sur les mutilations génitales féminines: le fait que ça ne concernerait que les femmes musulmanes, qu’elles ne seraient pratiquées qu’en Afrique Subsaharienne ou que ce serait une affaire de femmes. C’est pour déconstruire ces clichés et sensibiliser à l’importance de dire stop aux mutilations génitales féminines que l’association Gams (Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles) a vu le jour en 1996.
Invitées: Fabienne Richard, Directrice du Gams et sage-femme au Centre Médical d’Aide aux Victimes de l’Excision au CHU St-Pierre (CeMAViE), Marianne Nguena, Coordinatrice du réseau des stratégies concertées de lutte contre les MGF à Bruxelles et en Wallonie, et Mariama Bah, Coordinatrice des « Community Voices » du GAMS, maman de 4 enfants, elle a elle-même protégé ses filles de l’excision dont elle a été victime.
18 féminicides en Belgique en 2021; 1 femme sur 5 victime de viol au moins une fois dans sa vie; 98% des femmes qui se sont déjà fait harceler dans l’espace public : ces chiffres donnent le tournis. Et pourtant c’est une réalité que l’on ne peut plus nier aujourd’hui. Que ce soit dans les médias ou dans les programmes politiques, les violences faites aux femmes sont devenues un vrai sujet de préoccupation.
On fait le point sur la lutte contre les violences faites aux femmes avec nos 2 invitées. Justine Bolssens et Diane Gardiol, toutes deux chargées de projets au Centre d’Action Laïque.
La contraception c’est plus varié que ce qu’on croit, d’autant plus que certains tentent encore de la saboter!
Invités : Sylvie Lausberg, Directrice Etude et Stratégies au Centre d’Action Laïque. Giulia Stouffs, chargée d’étude sur la coercition reproductive.
Même s’il a fait l’objet de nombreuses modifications depuis lors, notre Code pénal remonte à 1867 et il est parfois dépassé surtout pour les matières sexuelles. Nos vies ont changé, nos mentalités évolué. Le Conseil des ministres a approuvé en première lecture un avant-projet de loi concernant la réforme du droit pénal sexuel. Cette proposition est-elle claire ? Est-elle adaptée aux normes contemporaines ? Que signifie exactement cette notion de consentement qui semble être au cœur de tout ? Va-t-on vers une justice plus efficace ? C’est ce que nous aborderons au cours de cette émission.
Invités : Emma Raucent, juriste, Pierre Collart, psychologue et coordinateur de la Clinique de la Sexualité et du Couple et Edwin De Boevé, président de la FLAJ (Fédération Laïque de l’Aide à la jeunesse)
Avec aussi l’intervention de Justine Bolssens, juriste et chargée de projets au CAL, et Diane Gardiol, chargée de projets au CAL.
Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entourent. A quelques jours de la journée mondiale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, nous nous intéresserons notamment aux centres de prise en charge des victimes de violences sexuelles.
Invités: Françoise Leroux, psychologue, psychothérapeute systémicienne dans un centre de prise en charge des victimes de violences sexuelles et membre du conseil d’administration de la Fédération Laïque des centres planning familial, et Olivier Slosse, commissaire, porte-parole de la zone de police Bruxelles-Ixelles et conseiller pour la police au centre de prise en charge des violences sexuelles du CHU St Pierre