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8 mars, Journée des droits des femmes

8 mars, Journée des droits des femmes

L’Agence européenne pour les droits fondamentaux a publié cette semaine, au sujet de la violence envers les Européennes, des chiffres qui en disent long. Parmi les victimes des violences les plus sévères, près de 70 % gardent le silence…

Pour le 8 mars, Journée internationale des droits des femmes, l’Agence européenne pour les droits fondamentaux vient de publier quelques chiffres édifiants concernant la violence envers les Européennes. Les deux derniers pourcentages, notamment, sont assez consternants…

33 % des femmes, soit 62 millions, ont été victimes de violence physique et/ou sexuelle depuis l’âge de 15 ans.

22 % ont fait l’objet de violence physique et/ou sexuelle perpétrée par un(e) partenaire intime.

5 % des femmes ont été violées. Près d’une femme sur 10 qui a fait l’objet de violences sexuelles perpétrées par une personne autre qu’un(e) partenaire indique que l’incident le plus grave a été perpétré par plusieurs auteurs.

43 % des femmes interrogées ont vécu une certaine forme de violence psychologique perpétrée par un(e) partenaire actuel(le) ou ancien(ne) telle que l’humiliation en public, l’interdiction de sortie ou la séquestration, l’obligation de regarder du matériel pornographique, et des menaces de violence.

33 % ont été victimes de violences physiques ou sexuelles commises par un(e) adulte pendant leur enfance. Parmi les victimes de violence sexuelle pendant l’enfance, 12 % ont vécu des actes dont la moitié étaient commis par des hommes qu’elles ne connaissaient pas. Ces formes d’abus impliquent généralement des actes tels que l’exhibition des parties génitales par un(e) adulte, les caresses sur les parties génitales de l’enfant ou l’effleurement de la poitrine ;18 % des femmes ont été victimes de traque furtive (« stalking ») depuis l’âge de 15 ans, et 5 % au cours des 12 mois précédant l’entretien. Ceci correspondrait à 9 millions de femmes dans l’UE. 21 % des femmes qui en ont fait l’objet ont dit que la traque a duré plus de deux ans.

11 % des femmes ont reçu des avances déplacées sur les réseaux sociaux ou des courriels ou textos (SMS) à caractère sexuellement explicite.

20 % des jeunes femmes (18-29 ans) ont été victimes d’un tel cyberharcèlement.

55 % des femmes ont été victimes d’une forme quelconque de harcèlement sexuel. 32 % des victimes de harcèlement sexuel ont déclaré que l’auteur était un(e) supérieur(e) hiérarchique, un(e) collègue ou un(e) client(e).

67 % n’ont pas signalé à la police ou à un autre organisme l’acte le plus sévère de violence commise à leur égard par un(e) partenaire.

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