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EVRAS: les catholiques repartent à l’offensive

EVRAS: les catholiques repartent à l’offensive

Le feuilleton de la « bataille de l’EVRAS » vient de connaître un nouvel épisode avec une sortie de l’Union francophone des associations de parents de l’enseignement catholique. Lors de sa toute récente conférence de presse de rentrée, l’UFAPEC a en effet réaffirmé son opposition à tout label « contraignant ». Les parents d’élèves catholiques redoutent un « enfermement des possibles », et ne veulent pas que certains intervenants soient considérés comme infréquentables…

De cette manière, avec le bénéfice des deniers publics, des groupes de pression cléricaux conservateurs pourront continuer en toute impunité à bourrer les crânes des enfants avec des idées culpabilisantes aux effets négatifs sur leur santé physique et psychique.

Mais qu’entendent-ils par « enfermement des possibles »?

Petit rappel des faits: l’EVRAS (Éducation à la vie affective et sexuelle) a été intégrée en 2012 dans les missions de l’enseignement obligatoire. Mais elle est aussi un véritable champ de bataille idéologique sur lequel manœuvrent des groupes de pression aux projets bien précis. C’est notamment le cas d’organisations néo-conservatrices d’obédience catholique qui de façon masquée ont entrepris de contrer la politique d’éducation affective et sexuelle voulue par les représentants du peuple. Le travail de sape insidieux de ces groupes est dénoncé par de très nombreux acteurs de terrain.

La solution de bon sens serait d’établir un cahier des charges applicable à tous les intervenants extérieurs impliqués dans les séances d’EVRAS. C’est l’idée du label. Elle est sur la table depuis un bon moment mais PS et CDh se chamaillent sur son éventuel caractère contraignant.

Pour l’UFAPEC, il serait amplement suffisant de proposer une « charte » minimaliste qui spécifierait que les opérateurs de l’EVRAS s’engagent à respecter chacun et évitent toute stigmatisation… Sic. Pas question d’un label et encore moins d’un label contraignant. Mais cette « charte » digne du monde des bisounours est du pipeau pur et simple puisque, prend soin de préciser elle-même l’UFAPEC, les chefs d’établissements doivent de toute façon rester libres d’inviter qui ils veulent… Et hop, passez muscade. De cette manière, avec le bénéfice des deniers publics, des groupes de pression cléricaux conservateurs pourront continuer en toute impunité à bourrer les crânes des enfants avec des idées culpabilisantes aux effets négatifs sur leur santé physique et psychique.

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