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Accueil > Thématique : Asile et migrations >

Asile et migrations

Politique migratoire: plus de fermeté mène à plus de clandestinité

Politique migratoire: plus de fermeté mène à plus de clandestinité

Est-il encore possible d’être nuancé dans le débat sur l’immigration et la politique d’accueil? Notre invité essaie de l’être, même s’il admet lui-même que ses positions se radicalisent face à la radicalité des politiques menées aujourd’hui. Juriste, spécialiste du droit des étrangers et de la justice administrative, ancien conseiller d’Etat, Premier président du Conseil du contentieux des étrangers de 2017 à 2022, Serge Bodart publie « Ulysse et le douanier – Réflexions sur l’hospitalité et la clandestinité » aux Editions Couleurs Livres. Un ouvrage dans lequel il essaie de dépasser les simplismes et les idées reçues. Lui qui a fait appliquer les règles liées à l’accès au territoire, au droit de séjour, à l’établissement et à l’éloignement des étrangers en Belgique durant une grande partie de sa carrière en est aujourd’hui persuadé: toutes ces règles complexes liées à la procédure d’asile et le durcissement actuel de la politique d’accueil ne font que créer plus de clandestinité.

 

Politique d’accueil, visites domiciliaires : où vont s’arrêter les atteintes à l’Etat de droit ?

Politique d’accueil, visites domiciliaires : où vont s’arrêter les atteintes à l’Etat de droit ?

Après la Cour constitutionnelle, c’est le Conseil d’Etat qui rappelle à l’ordre la ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt (N-VA). Dans un arrêt rendu le 27 mars, le Conseil d’Etat ordonne la suspension de l’exécution de la décision de la ministre de ne pas offrir d’accueil aux demandeurs de protection internationale qui ont déjà obtenu une protection dans un autre pays de l’UE. Par ailleurs, le projet de loi sur les visites domiciliaires revient sur la table du Conseil des Ministres, malgré un avis très dur du Conseil d’Etat sur le texte. A travers ces deux exemples, et bien d’autres, on va questionner dans l’émission cette pente glissante sur laquelle se trouve l’Etat de droit en Belgique et les conséquences pour les personnes en situation de migration aujourd’hui, mais pour toutes et tous demain.

Invités : Sotieta Ngo, directrice générale du Ciré (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et Étrangers) et Jean-François Gérard, avocat, administrateur d’Avocats.be en charge des questions relatives à la migration et à l’aide juridique et membre de l’Observatoire de l’Etat de droit qui vient d’être créé par Avocats.be.

Les visites domiciliaires: une menace contre la solidarité

Les visites domiciliaires: une menace contre la solidarité

Le gouvernement fédéral planche sur un projet de loi qui permettrait à la police et à l’Office des étrangers d’entrer de force dans une habitation privée occupée (même temporairement) par des personnes en séjour irrégulier. L’objectif de ces visites domiciliaires: pouvoir les arrêter, les détenir et les expulser plus facilement. Ce projet de loi sur les visites domiciliaires avait déjà été proposé il y a quelques années, mais suite à la levée de boucliers de la société civile, des juges d’instruction, de certaines communes et du Conseil d’Etat, il avait été abandonné.

Menace grave sur l’inviolabilité du domicile, ce texte constitue aussi une menace directe contre la solidarité citoyenne. Et il illustre la politique de « non-accueil » des demandeurs d’asile et des migrants menée par la Belgique depuis plusieurs années.

Invitée: Sotieta Ngo, Directrice générale du Ciré

Réhumaniser le discours autour des migrants – Entretien avec Najat Vallaud-Belkacem

Réhumaniser le discours autour des migrants – Entretien avec Najat Vallaud-Belkacem

Ancienne porte-parole du gouvernement français sous François Hollande, ancienne ministre des Droits des Femmes puis de l’Education nationale et désormais présidente de « France, Terre d’Asile », une structure qui accompagne les demandeurs d’asile en France, Najat-Vallaud Belkacem vient de publier « Réfugiés – ce qu’on ne nous dit pas » avec l’économiste Benjamin Michallet, spécialiste des déplacements forcés et juge assesseur à la Cour Nationale du Droit d’Asile. Nous l’avons rencontrée à l’Hôtel de Ville de Bruxelles à l’occasion de la remise du Prix Henri La Fontaine pour l’Humanisme, qu’elle présidait cette année. Elle nous parle de la nécessité de changer le discours sur la migration, de réhumaniser la figure du migrant et du réfugié, de connaître les chiffres pour sortir des préjugés, des idées reçues et des fantasmes autour de la migration.

Une mobilisation pour les citoyens sans-papiers

Une mobilisation pour les citoyens sans-papiers

Plus de cent mille personnes vivent en Belgique sans titre de séjour. Elles travaillent parfois avec nous ou pour nous. Leurs enfants vont à l’école. Et pourtant, elles sont condamnées à la clandestinité et à l’insécurité permanente car elles ne disposent pas de titres de séjour légaux ni de contrat de travail. Une série d’associations ont décidé de se mobiliser pour exiger des politiques une régularisation des personnes sans-papiers et pour organiser une forme de résistance face à la politique migratoire du nouveau gouvernement fédéral, annoncée comme « la plus stricte » que la Belgique ait connue. Une action sera menée le vendredi 21 mars, journée mondiale de lutte contre le racisme, avant la manifestation nationale du dimanche 23 mars.

Invités: Pierre Galand, Président du Forum Nord-Sud asbl et coordinateur de l‘opération « Stand Up for the Invisible », cet appel à mobilisations pour les personnes sans papiers du 21 mars, Sarah De Liamchine, Codirectrice du PAC, Présence et Action Culturelles et Serge Bagamboula, porte-parole de la Coordination des Sans-papiers

La Voix des Sans Papiers : 10 ans de luttes

La Voix des Sans Papiers : 10 ans de luttes

C’est en 2014 que le collectif « La Voix des Sans Papiers » a vu le jour à Bruxelles, suite au passage de la Caravane européenne des migrants. 10 ans plus tard, le collectif continue à défendre les droits des personnes sans papiers et compte à son actif plus de 20 occupations. Un modèle social et politique qui articule la protection relative mais effective de ses membres et la mobilisation collective. A travers le portrait de Taslim, membre de La Voix des Sans Papiers depuis les débuts, ce reportage retrace les difficultés, les combats et la détermination des personnes sans papiers qui se battent pour une vie digne en Belgique et des critères de régularisation clairs.

 

Immigration marocaine en Belgique : un 60e anniversaire tourné vers l’avenir

Immigration marocaine en Belgique : un 60e anniversaire tourné vers l’avenir

Le 17 février 1964, la Belgique signait avec le Maroc un accord bilatéral de recrutement de main d’œuvre. Des milliers de Marocains sont arrivés en Belgique pour travailler dans les mines et sur les chantiers de construction. Aujourd’hui, quelque 600 000 personnes d’origine marocaine vivent en Belgique. A Bruxelles, un jeune sur 3 est d’origine marocaine. Et pourtant, le racisme et les discriminations font toujours partie du quotidien de beaucoup de descendants d’immigrés marocains.

Invité: Hassan Bousetta, Professeur associé à l’Université de Liège, chercheur qualifié FNRS et membre du Centre d’étude de l’ethnicité et des Migrations, à l’initiative du Forum académique belgo-marocain qui s’est tenu il y a quelques jours pour commémorer les 60 ans de cet accord. Un Forum résolument tourné vers l’avenir.

Témoignages également dans l’émission de Merouane Touali, Président du Cercle des Lauréats de Belgique au Maroc, qui a co-organisé ce Forum Académique; de Jasmina Douieb, comédienne et metteuse en scène, et Othmane Moumen, comédien, qui ont mis en scène leur double identité dans la pièce Moutoufs; et de Ikram Ech-Chaqrouni, professeure d’Histoire à l’Académie Royale des Beaux-Arts secondaire qui parle de l’immigration marocaine dans ses cours en utilisant notamment le dossier pédagogique « L’immigration marocaine en Belgique » réalisé par le Centre d’Action Laïque.

Mieux comprendre le choix difficile de la migration

Mieux comprendre le choix difficile de la migration

Parce qu’il est convaincu que l’inconnu fait peur, Fran Kourouma a décidé de ne rien cacher de son histoire. Il a donc mis de l’ordre dans toutes ses nombreuses notes d’exil pour en faire un livre et puis aujourd’hui une pièce de théâtre.

Aujourd’hui c’est la Belgique qu’il parcourt de long en large pour rencontrer le public. Même si certains échanges sont parfois difficiles, Fran argumente encore et encore, toujours avec calme et détermination. Rencontre avec une personnalité hors du commun.

 

30 ans des centres fermés, y a rien à fêter !

30 ans des centres fermés, y a rien à fêter !

Chaque année en Belgique, 8000 personnes environs transitent par un centre fermé. Ces personnes y sont détenues quelques jours ou quelques mois, coupées du monde, parce qu’elles n’ont pas de papiers, qu’elles ont reçu un ordre de quitter le territoire ou que leur demande d’asile a été rejetée. C’est en 1993, il y a 30 ans, que la Belgique vote la première loi régissant les centres fermés. Mais le premier centre avait déjà ouvert 5 ans auparavant, alors que la politique migratoire prenait un tournant répressif en Belgique. Tournant qui n’a plus été remis en question.

Invitées: Sotieta Ngo, directrice générale du Ciré (Coordination et Initiatives pour Réfugiés et étrangers), et Maco Meo, coordinatrice générale chez PAC (Présences et actions culturelles), qui organise jusqu’au 25 mai une exposition intitulée « 30 ans des centres fermés en Belgique, y a rien à fêter ! ». 

Avec aussi un témoignage de Céline De Vos, membre du collectif Getting the Voice Out, qui relaie les témoignages de personnes détenues en centres fermés.

Les coulisses du parcours d’intégration des réfugiés en Belgique

Les coulisses du parcours d’intégration des réfugiés en Belgique

Dans un contexte de crise de l’accueil des réfugiés, différents opérateurs comme la Ligue des familles poursuivent leur travail de soutien auprès des primo-arrivants. Pour encadrer ce soutien, il existe un parcours d’intégration qui propose des cours de français et de citoyenneté. Parcours qui est devenu obligatoire dans les 3 régions du pays pour toute personne étrangère qui séjourne en Belgique depuis moins de trois ans et qui dispose d’un titre de séjour de plus de trois mois. Le primo-arrivant est tenu de suivre le parcours d’intégration dans un délai de 18 mois, sous peine de sanctions financières.

Focus sur une aide positive aux migrants mais qui se heurte pourtant très souvent aux conditions de vie difficile des primo-arrivants.

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