Libres, ensemble est en direct de la Cité Miroir pour vous faire voir par les oreilles « Mères d’exil. Regards d’artistes », une formidable exposition où 30 artistes de 15 nationalités différentes s’emparent de la question de l’exil. Une exposition à découvrir jusqu’au 28 mai 2023.
Invité : Jean-Michel Heuskin, directeur de l’asbl MNEMA, qui gère la Cité Miroir. Mais l’émission donne la parole également à de nombreux artistes.
Comment notre État en est-il arrivé à s’asseoir consciemment sur des milliers de décisions de justice? Comment est-il possible que des milliers de demandeurs d’asile soient contraint de dormir dehors alors qu’ils ont droit à être logés, nourris, soignés? Cette émission essaye de remonter le fil d’une crise de l’accueil qui dure et qui dure…
On a fait le point avec Sotieta Ngo et Alexis Deswaef sur ce que le gouvernement pourrait faire mais qu’il refuse de faire jusqu’à aujourd’hui pour mettre les demandeurs d’asile à l’abri. Nous essayons de comprendre les raisons d’une crise de l’accueil qui interroge aussi notre regard et notre discours sur la migration.
Invités: Sotieta Ngo, directrice générale du CIRÉ et Alexis Deswaef, avocat.
Les enfants migrants, qu’ils soient arrivés en Belgique seuls ou avec leur famille, sont profondément marqués par ce qu’ils ont vécu. Outre les stigmates de leur parcours d’exil, ils portent de nombreuses responsabilités par rapport à celles et ceux restés au pays. L’innocence de l’enfance semble être bien loin. Pour les aider à se reconstruire et revendiquer le droit au jeu, le Fonds Houtman a soutenu 7 projets qui ont utilisé les loisirs culturels ou sportifs comme outils de résilience. En ressortent des outils à destination des éducateurs, psychologues, artistes qui souhaitent travailler avec les enfants et adolescents qui ont vécu la migration.
Invités: Valérie Provost, psychologue et art-thérapeute qui a lancé le projet « Quartiers brodés » avec le service Droit des jeunes et la plateforme Mineurs en exil, Patrick Alen, comédien, réalisateur, responsable de l’asbl ABC Cinéma et directeur du Centre culturel de Welkenraedt, qui a réalisé le film « Welcome chez vous » avec des jeunes issus de l’immigration, et Danièle Crutzen, directrice du Centre MENA du CPAS d’Assesse, qui a co-dirigé l’ouvrage Vivre enfant dans la migration.
« Quand chaque matin, tu te levais sans rechigner pour te coucher, chaque nuit, sans soupirer, tu te brisais ; tu perdais les étincelles qui avaient forgé tes rêves. Et ce, dans l’espoir que tes enfants puissent atteindre un environnement social qui t’était inaccessible. Tu t’acharnais à vouloir leur bâtir la vie que tu aurais désiré avoir. »
Mehtap Teke adresse ces mots à son père, émigré kurde de Turquie, venu s’installer en Belgique dans l’espoir d’une vie meilleure. Dans son premier roman, « Petite, je disais que je voulais me marier avec toi » publié aux Editions Viviane Hamy, elle crie son amour pour ce père profondément digne mais creuse également sa propre identité. Du racisme à l’importance de la transmission, en passant par le désir d’ascension sociale, l’auteure belge se confie à notre micro sur sa manière de faire vivre l’héritage de son père.
Il s’appelle Saad… mais il aurait pu s’appeler Issan, Selmah ou Tatiana. Il a fui les bombes de son pays. Sur scène, ce personnage imaginaire mais tellement empreint de réel nous raconte, nous danse, nous chante son ressenti. Lui qui a cessé d’être un être humain pour devenir un migrant.
Reportage sur « Ainsi chantait l’olivier », un spectacle hybride qui mêle théâtre, slam, rap, musique traditionnelle et danse pour le plus grand plaisir de nos yeux et nos oreilles. A voir à l’Espace Magh jusqu’au 14 mai.
Des dizaines de jeunes empruntent les voies migratoires menant vers notre pays chaque jour. Issus principalement d’Afghanistan, de Syrie ou encore de Guinée, certains de ces Mena, mineurs étrangers non accompagnés, bénéficient d’une prise en charge à leur arrivée en Belgique par la Croix-Rouge jusqu’à leur majorité. En attendant d’être fixés sur leur sort, ces mineurs sont scolarisés, suivent des cours de français ou de néerlandais et sont formés à vivre en autonomie au sein notamment du centre d’accueil pour mineurs de la Croix-Rouge de Jette. Un accompagnement nécessaire afin de pouvoir, s’ils obtiennent leur régularisation, mener une vie plus décente chez nous.
Nicolas Franchomme nous offre une tranche de vie de ces jeunes déracinés.
¡No pasarán! « Ils ne passeront pas ! », tel était le cri de ralliement des résistants antifascistes en Espagne. La Cité Miroir à Liège accueille jusqu’au 22 mai un cycle d’activités autour de deux expositions photos sur la Retirada : “Chemins de l’exil” de Philippe Gaussot et “Le sang n’est pas eau” de Pierre Gonnord.
Une plongée dans un pan de l’histoire méconnu et une opportunité de réflexion sur les liens, les similitudes et les différences avec les exils passés et présents. Une organisation des Territoires de la Mémoire en partenariat avec l’association 24 août 1944 de Paris.
Invité : Cédric Boonen, délégué aux projets des Territoires de la Mémoire
¡No pasarán! « Ils ne passeront pas ! », tel était le cri de ralliement des résistants antifascistes en Espagne. La Cité Miroir à Liège accueille jusqu’au 22 mai un cycle d’activités autour de deux expositions photos sur la Retirada : « Chemins de l’exil » de Philippe Gaussot et « Le sang n’est pas eau » de Pierre Gonnord.
Lors de l’hiver 1938-1939, des milliers de Républicains espagnols fuient la dictature de Francisco Franco et la guerre civile. Des soldats, des civils, des hommes, des femmes et des enfants prennent le chemin de l’exil et rejoignent la France par les Pyrénées. Cet épisode de l’histoire est appelé la Retirada. Les exilés espagnols arrivent dans le sud de l’hexagone, sur des plages où aucun dispositif n’a été mis en place pour les accueillir. Ils sont forcés de dormir à même le sable et sont amenés à construire eux-mêmes des baraquements surveillés par des gendarmes français qui ne seront pas tendres.
Une plongée dans un pan de l’histoire méconnu et une opportunité de réflexion sur les liens, les similitudes et les différences avec les exils passés et présents.
Invités: Julie Mignolet et Cédric Boonen, tous deux délégués au service projets des Territoires de la Mémoire qui organise l’exposition en partenariat avec l’association 24 août 1944
Janvier 2011, « Dégage Ben Ali », scande la foule, « et avec toi le chômage, la pauvreté, le manque de perspective ». Où en est la Tunisie depuis le printemps arabe dont elle fut l’épicentre ? Les choses ont-elles changé ?
Corruption persistante, justice transitionnelle à la peine, transformation institutionnelle et administrative à l’arrêt et un chômage endémique: de nombreux Tunisiens à travers tout le pays estiment aujourd’hui que ce fut « une révolution pour rien ». Car au fond, ce n’est pas pour une nouvelle Constitution que la jeunesse de Sidi Bouzid et Kasserine était allée défier les snipers de la dictature. Leurs revendications étaient simples : travail et dignité. Comme l’un et l’autre se font attendre, cette jeunesse ne pense de nouveau qu’à une chose: émigrer.
Invités: Nathalie Caprioli, journaliste, responsable de rédaction d’Imag, le magazine de l’interculturel édité par le Centre Bruxellois d’action interculturelle (CBAI), Pierre Schonbrodt, journaliste et vidéaste au Centre d’Action Laïque, et Diego Dumont, qui a créé l’association de soutien aux migrants « Hesbaye terre d’accueil ». Tous trois reviennent de Tunisie où ils ont participé à une journée d’études sur l’interculturalité et présenté le documentaire VNous produit par le Centre d’Action Laïque sur les hébergeurs belges de migrants.
Une équipe du Centre d’Action Laïque et de De Mens.Nu s’est rendu pour une mission humanitaire à Medyka en Pologne où des milliers d’Ukrainiens passent la frontière chaque jour pour fuir les bombes russes. En un mois, 3,5 millions d’Ukrainiens ont franchi les frontières du pays et plus de 2 millions sont entrés en Pologne. Quelle est la situation sur place? Comment s’organise la solidarité internationale? De quoi les réfugiés ont-ils le plus besoin?
Un reportage de Nicolas Franchomme et François Finck.