La crise du Covid-19 a durement frappé les écoles, qui ont dû s’adapter et passer aux cours à distance. Pour certaines écoles… et certains élèves, ce fut plus dur que pour d’autres, comme au Collège Saint-Martin de Seraing. Cet établissement, qui accueille des jeunes dont le milieu social et familial est particulièrement défavorisé, a fait l’objet d’un documentaire réalisé par Thierry Michel et et Christine Pireaux. Intitulé « L’école de l’impossible », ce film décrit le quotidien de ces jeunes souvent en décrochage, de leurs profs motivés et de leur directeur.
Invités: Thierry Michel, réalisateur qui s’est immergé pendant 2 ans (avant la crise sanitaire) dans le quotidien de cette école, Jérôme Chantraine, directeur adjoint du Collège Saint-Martin à Seraing, et Laura Snappe, 16 ans, élève de secondaire qui, s’estimant en décrochage, a fait appel à l’asbl L’Odyssée pour être épaulée.
Reportage dans une école professionnelle bruxelloise en hôtellerie et restauration. Un domaine dans lequel la pratique est essentielle pour l’apprentissage, l’expérience et la motivation des élèves. Or, en cette période de crise sanitaire où l’Horeca est à l’arrêt, où aucun stage n’est possible, où le restaurant de l’école est fermé au public externe, comment poursuivre l’apprentissage? Comment éviter que les élèves ne décrochent? Et comment ces élèves gardent-ils leur motivation face à un avenir qui paraît fort sombre pour leur secteur?
Et si une nouvelle épidémie nous guettait ? Une épidémie qui touche les jeunes de tous les âges, mais particulièrement les adolescents : le décrochage scolaire. Selon une enquête menée fin 2020 par la Fapeo, la Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel, le Comité des élèves francophones et le Centre d’expertise et de ressources pour l’enfance, 15 % des adolescents fréquentant les deuxième et troisième cycles du secondaire se disaient en décrochage et 43 % en risque de décrochage. Qu’est-ce que ça dit de leur rapport à l’école aujourd’hui et quelles solutions mettre en place ?
Invitée: Véronique de Thier, chargée de mission à la FAPEO
Nous entendrons également le témoignage de Pierre Waaub, conseiller technique sur le Pacte pour un enseignement d’excellence pour la FGTB, d’Anne Beghin, coordinatrice de l’école de devoirs La Fabrique de Soi, et de plusieurs enseignants.
Garder un lien avec les élèves malgré le confinement, les masques et les cours à distance. Lutter contrer les inégalités. Tenter de limiter le décrochage scolaire. Voici quelques-uns des défis auxquels sont confrontés les enseignants aujourd’hui. Nous avons recueilli le témoignage de différents acteurs de l’école. Qu’ils soient instituteur, professeur ou responsable d’une école de devoirs, toutes et tous s’inquiètent des conséquences à long terme sur la scolarité, l’envie d’apprendre et le bien-être des enfants et adolescents.
Suite à la décapitation en rue de Samuel Paty, professeur français d’histoire-géographie, se pose la question de la liberté d’enseigner. Des voix se sont élevées en effet parmi les enseignants, à tous les niveaux, du primaire à l’école supérieure, pour faire part de leur difficulté d’aborder certaines thématiques dans leurs cours touchant aux croyances, à la laïcité, aux sujets éthiques et à la liberté d’expression.
Invités: Anne Dawance, professeure de philosophie et citoyenneté dans un athénée, Jean Leclercq, professeur de philosophie à l’Université Catholique de Louvain et administrateur du Centre d’Action Laïque, et Dan Lecocq, Maître de conférences à l’Ecole de santé publique de l’Université Libre de Bruxelles et responsable académique du Certificat d’Université en Société et Laïcité.
Annemie Schaus a été élue nouvelle Rectrice de l’Université Libre de Bruxelles le 8 septembre, succédant à Yvon Englert. Professeure de droit, spécialisée notamment dans les droits fondamentaux et les libertés publiques, Annemie Schaus abordera avec nous ses combats, ses valeurs, ses projets et ses recherches.
Masques, gestes barrières, contacts sociaux limités: les jeunes ont repris le chemin de l’école et des universités dans des conditions difficiles. Une anxiété latente s’est installée chez bon nombre d’entre eux. Le décrochage scolaire s’est accentué après 6 mois sans école. Et le fossé se creuse en matière d’inégalités. Mais le secteur de l’aide à la jeunesse se mobilise pour soutenir les jeunes. Quel rôle peuvent-ils jouer? Et comment renouer avec cette jeunesse touchée de plein fouet par la Covid?
Invité: Jacques Duchenne, président de la FLAJ, la Fédération Laïque d’Aide à la jeunesse et directeur du service AMO de Jodoigne