La solidarité est une des valeurs centrales de notre société mais elle est mise à mal aujourd’hui. Avec notre invité, nous allons décrypter un pan de cette solidarité : la redistribution des ressources entre personnes et entre territoires. On va voir comment, dans l’histoire de la Belgique, on est passé de la charité à une véritable solidarité, contraignante juridiquement. Il nous expliquera que les mécanismes de solidarité, mis en place en grande partie après les deux guerres mondiales, sont sous tension depuis une quarantaine d’années.
Invité: Lucien Rigaux, chercheur, post-doctorant au Centre de droit public et social de l’ULB et auteur de « La solidarité en Belgique – Une histoire des mécanismes juridiques de redistribution entre personnes et entre territoires », publié aux Editions Anthemis.
C’est l’histoire d’un travail dur, dans le bruit, la poussière, la fumée, la chaleur des hauts fourneaux, le froid glacial l’hiver. C’est l’histoire de la lente mise à mort de la sidérurgie européenne pour cause de rentabilité et de mondialisation. C’est l’histoire sociale rythmée par de grandes grèves historiques. C’est la fin d’une épopée industrielle de deux siècles qui a fait la prospérité de la Wallonie et d’autres régions européennes.
C’est un film poignant du réalisateur belge Thierry Michel, « L’acier a coulé dans nos veines », sorti en janvier que nous vous présentons ce dimanche.
Invités: Thierry Michel, l’un de nos réalisateurs de documentaires les plus prolifiques, entre Belgique sociale (« Enfants du hasard », « L’école de l’impossible ») et Congo qui se déchire (« Katanga Business », « L’empire du silence »), et Jean-Luc Rader, ancien sidérurgiste et membre de l’asbl « Des Racines et des Ailes d’Acier » qui se bat pour la préservation du haut fourneau à Ougrée.
A Anderlues, des citoyens se sont emparés de l’ancien bâtiment de la Poste. Ils y ont créé l’Hôtel du Peuple, qui regroupe des hébergements d’urgence, une école de devoirs, une distribution de colis alimentaire et une donnerie. Le tout sans fonds publics, et sans autorisation. Un acte de résistance et de solidarité, à défaut d’avoir une vraie solution apportée aux habitants les plus démunis par la commune. Pierre Schonbrodt les a rencontrés alors qu’ils étaient encore menacés d’expulsion par l’ancienne majorité communale.
Entretemps, la nouvelle majorité communale a décidé de suspendre l’action judiciaire en cours et de laisser l’Hôtel du Peuple aux citoyens. Mais une réflexion est menée conjointement avec la commune pour trouver un lieu plus adapté et sécurisé pour les familles qui y vivent.
Entrepreneur, philanthrope et auteur, Alexandre Mars est convaincu que l’entreprenariat peut être mis au service de plus de solidarité et de justice sociale. Après avoir revendu plusieurs de ses sociétés, cet entrepreneur français a créé Epic, une fondation qui œuvre en faveur de la jeunesse et de l’environnement, Blisce, une société d’investissement responsable, et Infinite, une entreprise sociale qui permet aux étudiants issus de milieux populaires d’accéder aux meilleures écoles via des prêts étudiants à taux zéro. N’est-ce pas à l’Etat d’assurer ces fonctions? C’est une des questions que l’on lui a posée dans cet entretien.
Dans son dernier livre, « Pause » publié chez Fayard, il livre des conseils pour apprendre à dépasser ses échecs et à contourner ses failles. Il y est question de réussite, d’échec, mais aussi de solidarité et de lutte contre les inégalités.
On vous raconte ce soir l’existence de cette association qui met en contact des personnes âgées de plus de 60 ans, vivant à domicile et exprimant un sentiment de solitude et/ou d’isolement social, avec des voisin·e·s plus jeunes souhaitant passer un peu de temps au gré des disponibilités et des affinités qui se créent.
En s’appuyant sur ce réseau local de bénévoles qui permet des rencontres intergénérationnelles et interculturelles, Bras dessus Bras dessous vise un vieillissement harmonieux chez soi.
Invitées : Marianne Massion , chargée de projet , Martine Rémy et Régine d’Aoust.
Carine et Yannick ont tous deux un parcours de vie marqué par la violence et l’errance. Ils se rencontrent dans une colocation entre jeunes travailleurs et personnes sans abri. Coup de foudre direct ! Aujourd’hui, ils ont décidé de se marier et c’est avec l’aide de tout un réseau associatif que leur banquet de mariage sera organisé aux Capucines dans les Marolles. Au-delà de cette histoire, le reportage nous montre la richesse d’un maillage associatif qui fonctionne et apporte de vraies solutions dans la solidarité et la dignité.
Comment sortir de la crise, des crises et tendre vers la résilience ? Il semblerait que la seule réponse soit la solidarité. Telle était la thématique de la journée de réflexion organisée par le Centre d’Action Laïque et le Service Laïque d’Aide aux Personnes cette semaine à Liège. Comment les accompagnants, les aidants proches, les bénévoles peuvent-ils participer à cette solidarité et comment les soutenir?
Invités: Andrée Poquet, Présidente du Service Laïque d’Aide aux Personnes, et Jean Leclercq, Professeur de philosophie à l’UCLouvain
Avec les témoignages également de Christine Mahy, secrétaire générale du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, Jean-Pascal Labille, secrétaire général de Solidaris, Véronique De Keyser, présidente du Centre d’Action Laïque, et Simone Chaumont, présidente du SLP Liège
Cinq mois après les inondations dramatiques qui ont touché notre pays, reportage à la Maison de la laïcité d’Angleur. Un lieu qui s’est véritablement mué en maison de quartier, point de rassemblement des sinistrés et des « solidaires » comme on les appelle ici, celles et ceux qui se mobilisent depuis des mois pour venir en aide aux victimes d’inondations.
Aujourd’hui nous vous emmenons dans les Coulisses de l’opération « Boites à KDO », un reportage de Lucien Jans, avec Anne Beghin. L’opération boites à kdo est une opération de solidarité à destination des enfants placés, réfugiés, dont un des deux parents est en prison ou en situation précaire. Le principe: Une boite à chaussures vide que l’on rempli de petits cadeaux, de surprises, avec petit mot personnalisé pour souhaiter à l’enfant bénéficiaire des bonnes fêtes de fin d’année.