Communiqués de presse

La FWB veut-elle pénaliser son propre réseau d’enseignement ?

La FWB veut-elle pénaliser son propre réseau d’enseignement ?

Réduire les budgets de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles tout en continuant à favoriser le libre: c’est le tour de passe-passe prêté au grand argentier de la Fédération Wallonie-Bruxelles, dans le souci d’équilibrer un budget certes délicat à boucler.

Cette option, si elle se confirme, ne pourra que susciter une levée de boucliers chez les défenseurs de l’école officielle.

D’abord, dans le souci du bien commun: réduire le budget de l’éducation en période de crise équivaut à condamner l’avenir. Alors que c’est justement sur les générations montantes qu’il faut pouvoir compter pour relancer un projet de société au-delà de la crise, et cela passe par une meilleure éducation, un meilleur enseignement pour tous et donc, une augmentation des moyens mis en œuvre. Il en va de notre avenir à tous.

Car, ne nous leurrons pas: même si le cadre enseignant est préservé – ce qui reste à démontrer -, cette réduction budgétaire touchera aussi les équipements, la documentation, le matériel pédagogique, les cantines, la maintenance des bâtiments… Peut-on vraiment se le permettre? Nous ne le pensons pas.

Ensuite, le projet tel qu’il a été révélé masque un « coup de Jarnac » à l’égard de l’école publique, ce qui est un comble de la part du gouvernement qui en est la tutelle. Afin de rencontrer la revendication de l’enseignement libre d’obtenir un financement équivalent à 75% de celui du réseau officiel, il fait supporter l’essentiel du poids du sacrifice financier à l’école de tous. Or, contrairement au libre, l’enseignement officiel ne peut compter sur aucun autre financement que celui de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Le partage n’est pas équitable.

Nous refusons de croire que d’éventuelles options idéologiques de la part des ministres concernés aient pu prévaloir sur le souci de l’intérêt commun. Afin de lever toute ambiguïté, nous appelons les autorités compétentes à rechercher ailleurs que dans l’enseignement les économies à réaliser; et si cela n’était pas possible, à veiller à ce que l’effort demandé soit équitablement réparti entre les réseaux – c’est bien le moins que l’on puisse exiger.

 

Pierre Galand, Président du Centre d’Action Laïque

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