On assiste à une nouvelle offensive contre l’EVRAS depuis quelques semaines. L’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle a été généralisée et rendue obligatoire en Fédération Wallonie-Bruxelles depuis septembre 2023 pour les élèves de sixième primaire et de quatrième secondaire. Un vote qui ne s’était pas fait sans mal, beaucoup de fake news avaient alors circulé sur le contenu du guide EVRAS.
Aujourd’hui, les recours introduits par une série d’associations anti-EVRAS sont en train d’être traités par la Cour constitutionnelle. Mais en attendant les décisions judiciaires, certaines associations ultra-conservatrices comme l’Institut Thomas More repartent en croisade. Alors que la Ministre de l’enseignement obligatoire annonce une évaluation du dispositif EVRAS, ces associations ont été reçues par le Président du MR. Pourquoi faut-il s’en inquiéter ? On décrypte les forces en présence et les stratégies de ces associations qui agissent de façon concertée à l’international.
Invités: Lionel Rubin, directeur adjoint de la Cellule Etude et Stratégie au Centre d’Action Laïque, et secrétaire de la plateforme EVRAS qui regroupe plusieurs acteurs du secteur. Et François Finck, chargé de plaidoyer dans les affaires européennes et internationales au Centre d’Action Laïque et auteur notamment du livre « Les croisés de la contre-révolution », qui s’intéresse à l’offensive réactionnaire internationale, publié dans la collection Liberté j’écris ton nom.
O’YES, acteur majeur de la formation et de la sensibilisation de l’éducation sexuelle et de la promotion de la santé auprès des jeunes vient de célébrer ses 15 années d’existence. L’occasion de rappeler que son travail d’information et de sensibilisation reste essentiel. Les chiffres des infections sexuellement transmissibles (IST) repartent en effet à à la hausse, surtout chez le jeune public. Les causes sont diverses. Mais l’association mise surtout sur la prévention et l’information. Notre journaliste Nicolas Franchomme a suivi notamment une journée de formation à destination des étudiants en pharmacie de l’ULB.
Suite à l’obligation de l’EVRAS en 6e primaire et 4e secondaire, de nombreuses fake news ont circulé sur les réseaux sociaux. Pourquoi un sujet comme l’EVRAS est-il propice à la désinformation? Et pourquoi peut-on toutes et tous se faire avoir par les fake news? On tente de décrypter les mécanismes de construction des fake news avec François Debras, docteur en sciences politiques et sociales, professeur associé à l’Université de Liège et maître assistant à la Haute école libre mosane, auteur du livre « Fake news – Désinformation : un enjeu démocratique » publié aux Editions Espace de Libertés.
Le 26 juin 2012, l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) entrait enfin dans les missions obligatoires de l’enseignement fondamental et secondaire. Dix ans plus tard, la généralisation de l’EVRAS n’est toujours pas effective. La Plateforme EVRAS plaide plus que jamais pour que chaque jeune en obligation scolaire bénéficie d’animations EVRAS tout au long de sa scolarité, avec l’objectif de vivre de manière autonome et responsable sa vie relationnelle, affective et sexuelle.
Après une pandémie et des mesures de confinement qui ont éprouvé les jeunes, la généralisation de l’EVRAS sera un des leviers nécessaires et indispensables pour favoriser le bien-être des jeunes. Pourtant, selon les données disponibles pour Bruxelles, seuls 10,62% des élèves ont bénéficié d’au moins une animation EVRAS en 2018.
Invités: Lionel Rubin, chargé de recherche « Études & Stratégie » au Centre d’Action Laïque, Lola Clavreul, Directrice de la Fédération des Centres Pluralistes de Planning Familial et Coralie Vanderlinden, comédienne de la Compagnie3637.
Cela fait 10 ans que l’Education à la vie Relationnelle, Affective, et Sexuelle (l’EVRAS) fait officiellement partie des missions prioritaires de l’enseignement fondamental et primaire en Fédération Wallonie Bruxelles. Et pourtant aujourd’hui, seuls 20% des élèves francophones ont effectivement accès à au moins une séance d’EVRAS sur l’ensemble de leur scolarité. Parmi les freins à la généralisation: les parents. Certains craignent l’EVRAS, souvent par méconnaissance des thématiques qui y sont abordées. C’est notamment pour les sensibiliser à l’importance de l’EVRAS dès la maternelle qu’une campagne a été lancée par la Fédération Laïque des centres de planning familial et la Fédération des centres pluralistes de planning familial, en collaboration avec la Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel.
Invitées: Olivia Hairson, chargée de communication à la Fédération Laïque des centres de planning familial, Lola Clavreul, directrice de la Fédération des centres pluralistes de planning familial, et Julie Henriet, psychologue, formatrice EVRAS et auteure de « Sexualités, sentiments et stéréotypes : oser en parler » aux Editions Espace de Libertés.
En fin d’émission, nous accueillons également Camille Butin, responsable plaidoyer à l’IPPF, la Fédération internationale pour le planning familial, qui lance un appel à aider les femmes ukrainiennes victimes de viols.
Parler de sexualité sans complexe et sans tabou, c’est l’objectif de Moules Frites, la première chaîne belge entièrement dédiée à la santé sexuelle. Une chaîne de vidéos et de podcasts réalisés par et pour des jeunes. Tous les thèmes y sont abordés, des maladies sexuellement transmissibles à la question des stéréotypes, des identités de genres à la question du consentement. Autant de thématiques développées au sein des animations EVRAS, éducation à la vie relationnelle affective et sexuelle, censées être obligatoires dans les écoles mais encore trop peu répandues.
Invités: Sonny Lardinois et Cécilia Goodman, tous deux volontaires sur le projet Moules Frites, et Sophie Peloux, coordinatrice du pôle pédagogique de l’asbl O’YES, qui coordonne Moules Frites
Avec aussi une interview de Julie Henriet, psychologue-clinicienne, qui a travaillé une quinzaine d’années comme animatrice ÉVRAS, auteure de « Sexualités, sentiments et stéréotypes – Oser en parler » aux Editions Espace de Libertés.
L’EVRAS, l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle, sera au cœur de notre émission. Trop peu répandue, trop souvent restreinte au « S » de sexuelle, l’EVRAS permet d’aborder avec les jeunes de tous âges la question des stéréotypes, du sexisme, des identités de genres, des sentiments, du plaisir, du consentement. Des jeunes qui ont d’ailleurs envie de s’exprimer eux-mêmes sur ces sujets et qui réclament des espaces d’échange sur ces thématiques encore trop taboues dans notre société. D’où leur idée de lancer Moules Frites, première chaîne belge en santé sexuelle.
Invitées: Julie Henriet, psychologue-clinicienne, qui a travaillé une quinzaine d’années comme animatrice ÉVRAS, auteure de « Sexualités, sentiments et stéréotypes – Oser en parler » aux Editions Espace de Libertés, Sophie Peloux, coordinatrice du pôle pédagogique à l’asbl O’Yes et Lola Dubrunfaut, chargée de communication de cette même association qui vient de lancer Moules Frites.