Dans cet entretien, nos 2 invitées nous expliquent la violence que représente l’excision. Cette mutilation génitale féminine touche plus de 230 millions de filles et de femmes à travers le monde, et entraîne des conséquences physiques et psychologiques graves. A travers leurs témoignages, nos 2 invitées veulent sensibiliser à l’importance de briser le tabou autour des mutilations génitales féminines et poursuivre la prévention, afin que les 12 000 petites filles considérées à risque d’excision aujourd’hui en Belgique puissent enfin vivre en sécurité. A l’approche des grandes vacances et du retour dans le pays d’origine pour de nombreuses familles, le GAMS lance la campagne « Protégeons nos petites sœurs » qui incite les jeunes, grands frères et grandes sœurs, à briser le tabou et à en parler.
Invitées: Amina Mohamed, coordinatrice des Youth Activists du GAMS, et Maimouna Bah, membre des Youth Activists du GAMS
On s’intéresse dans cette émission aux violences gynécologiques et obstétricales. Même s’il n’y a pas de définition unanime, les experts s’entendent pour dire que ces violences peuvent être verbales, physiques et sexuelles, et que ça recouvre des circonstances très diverses, pouvant aller d’une parole inappropriée à l’erreur médicale, en passant par le défaut de consentement de la patiente. Ces expériences, souvent minimisées et banalisées, peuvent causer de véritables traumatismes. Comment restaurer le lien de confiance entre les patientes et les soignant.e.s? Quel travail les gynécologues peuvent-ils mener sur leurs propres pratiques pour éviter cette maltraitance, souvent non intentionnelle? Quels outils la loi sur les droits des patients peut-elle nous apporter pour restaurer ce lien de confiance?
Invitées: Chloé De Bon, réalisatrice du documentaire « Echo(e)s » qui donne la parole à 8 témoins qui ont subi des violences gynécologiques et obstétricales. Pour connaître les prochaines dates des projections: https://www.echoes-movie.com/
Siham Zaytouni, gynécologue – obstétricienne à l’hôpital Erasme, et Lucie Barridez, chargée d’études et de plaidoyer au Centre d’Action Laïque
Le Vatican était au courant dès l’automne 1955 des violences sexuelles commises par l’abbé Pierre. C’est ce que révèle le livre-enquête « L’Abbé Pierre, la fabrique d’un saint » qui vient de paraître aux Editions Allary. Les 2 autrices y dévoilent les nombreux échanges entre le Vatican et des membres du clergé français, américain et canadien qui prouvent que beaucoup de monde était au courant des attouchements, des violences et des viols que l’Abbé Pierre avait fait subir aux femmes mais que personne n’a bougé. Ce livre montre aussi d’autres faces sombres de l’Abbé Pierre: celle d’un homme aux propos antisémites répétés, manipulateur et qui gérait les fonds d’Emmaüs de façon opaque.
Invitées: Les 2 autrices du livre « L’Abbé Pierre, la fabrique d’un saint »: Laetitia Cherel, grand reporter à la cellule investigation de Radio France où elle a mené de nombreuses enquêtes sur les violences sexuelles dans l’Eglise, et Marie-France Etchegoin, écrivaine et ancien grand-reporter au Nouvel Obs.
A l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, notre émission se penche sur la prévention et les outils pour mieux évaluer les risques de féminicides notamment. Aujourd’hui, la violence à l’égard des femmes et des filles constitue l’une des violations des droits humains les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. Elle demeure également l’une des moins signalées en raison de l’impunité, du silence, de la stigmatisation et du sentiment de honte qui l’entourent. Mais quels outils mettre en place pour mieux identifier les violences et les risques potentiels, afin d’améliorer la sécurité des victimes de violence conjugale et de leurs proches?
Invités: Jean-Louis Simoens, Directeur de l’asbl Pôle de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales et coordinateur de la ligne d’écoute 0800/30 030, et Denise Tremblay, Directrice générale de La Séjournelle, maison d’aide et d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale située au Québec et co-autrice du Processus de Domination Conjugale (Processus qui permet de mettre en contexte les indicateurs actuariels, cliniques et scientifiques en matière de risque pour la sécurité des victimes adultes et mineures et celle de leurs proches, incluant le conjoint. Il permet également d’orienter l’intervention en fonction de la dynamique de domination conjugale en présence.)
Fin août à Bruxelles, un homme est décédé parce qu’il a voulu défendre son fils, victime d’une agression homophobe. L’agresseur avait ciblé la victime via une application de rencontre. De plus en plus de plaintes sont déposées suite à des guets-apens homophobes. Mais les victimes ne sont pas toujours bien prises en charge et entendues par les policiers. Unia, la RainbowHouse et l’asbl Rainbow Cops mettent donc en place des formations destinées aux policiers pour apprendre à reconnaître une agression homophobe et pour accueillir les victimes au mieux.
La RainbowHouse encourage également les victimes qui n’oseraient pas porter plainte à se signaler par sms ou WhatsApp au numéro 0492/40.84.84.
Plus de 12 000 filles mineures en Belgique sont à risque de subir une mutilation génitale féminine si aucune action de prévention n’est prise. Le GAMS Belgique, engagé depuis des années dans la prévention, demande aux autorités compétentes d’assumer leurs responsabilités et de prendre des mesures concrètes pour s’attaquer efficacement à cette forme de violence sur les enfants. Le GAMS vient de lancer une nouvelle campagne de prévention à destination des enseignant.e.s et des écoles, considérés comme des acteurs clés dans la détection de risques.
Invitée: Fabienne Richard, Directrice du GAMS Belgique
Aujourd’hui à travers le monde, une fille subit une excision toutes les 4 minutes. En Belgique, 23 000 filles et femmes ont déjà subi une mutilation génitale féminine et 12 000 risquent d’en subir. Notamment cet été, à l’occasion du retour dans leur pays d’origine pour les vacances.
Auteure du livre « A l’ombre de la Cité Rimbaud » et réalisatrice du documentaire « A nos corps excisés », Halimata Fofana a été excisée à l’âge de 5 ans lors de vacances avec ses parents dans son pays d’origine, le Sénégal. Une excision qui l’a marquée à vie. Aujourd’hui elle veut sensibiliser et alerter les parents, les enseignants, les médecins, les politiques à ces violences qui continuent de briser des vies. Elle est la marraine d’une campagne nationale de prévention de l’excision avant les départs en vacances lancée par le GAMS.
Environ 200 millions de femmes dans le monde ont subi une mutilation génitale féminine et des millions d’autres sont à risque. A l’approche des vacances, le GAMS lance une campagne nationale de prévention de l’excision. Car aujourd’hui en Belgique, 23 000 filles et femmes ont déjà subi une excision et 12 000 petites filles risquent de la subir. Notamment cet été, à l’occasion du retour dans le pays d’origine de leurs parents pour les vacances. Comment prévenir et mettre fin à cette pratique ancrée dans les traditions, qui causent des dommages en termes de santé mentale, sexuelle et reproductive des femmes?
Invitées: Fabienne Richard, directrice du Gams et sage-femme au Centre Médical d’Aide aux Victimes de l’Excision au CHU St-Pierre (CeMAViE), et Keyla Lumeka, juriste au GAMS.
Nous entendrons aussi le témoignage de Halimata Fofana, autrice et réalisatrice française qui a été excisée à 5 ans lors de vacances au Sénégal. Marraine de cette campagne, elle a raconté son parcours pour un podcast de Radio Panik, dont nous écouterons un extrait.
Blessures de Femmes est une œuvre d’images et de paroles, qui vise notamment à ouvrir les yeux et les esprits du public sur l’inacceptable. Dix-neuf femmes de tous âges et de toutes origines vivant en Belgique ont accepté d’évoquer à visage découvert les agressions qu’elles ont subies. Une façon pour elle de sortir de la honte, de libérer la parole et de sensibiliser le public à l’omniprésence des violences envers les femmes. Leurs portraits et leurs témoignages ont été exposés dans les vitrines des magasins des Marolles. Et sont à présents visibles dans l’Atrium du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. A l’initiative de ces portraits et de ces expositions, Catherine Cabrol, photographe française et fondatrice de l’association Libre Vue. En 2003, la mort de son amie Marie Trintignant sous les coups de son compagnon la confronte à l’omniprésence et à l’invisibilité des violences conjugales.
Musique proposée par La Musique Libre :
Isolated – Gedanken : https://youtu.be/5c5mHxfvLr4
Isolated : https://youtube.com/IsolatedMusic
« T’es belle, tu sais. » « Waouw, canon ta jupe. » « Hé, tu me regardes, tu me chauffes, là. »
Autant de remarques, de soi-disant « compliments » que les jeunes femmes peuvent entendre en rue et qui transforment parfois leur quotidien en enfer. C’est pour conscientiser le public, et les hommes principalement, au harcèlement de rue que Poésie masculine a vu le jour. Une expérience immersive pour lutter contre le sexisme et le harcèlement.
Invités: Nathalie Erin, artiste plasticienne des arts numériques et coconceptrice du projet et Frédéric Durieu, artiste polytechnicien et coconcepteur.