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[VIDÉO] Les chiens aboient, que la caravane passe!

[VIDÉO] Les chiens aboient, que la caravane passe!

Dimanche 9 septembre, près de 2000 personnes, femmes, hommes, jeunes, moins jeunes, représentants du monde associatif et de la société civile (médecins, avocats, centres de planning familial, Amnesty International, la Ligue des droits de l’homme…) se sont réunies autour du slogan “IVG, le droit de décider”. Festif et fédérateur, le cortège de la Caravane des femmes appelait à la mobilisation pour défendre les droits démocratiques des femmes, en particulier cet enjeu majeur, celui de disposer de leur corps, de leur vie, de leur liberté.

À cette occasion, le président du Centre d’Action Laïque, Henri Bartholomeeusen, a rappelé que l’IVG est un droit qui n’appartient qu’aux femmes, et que l’exercice de ce droit ne saurait justifier d’emprisonner les femmes. Découvrez ci-dessous l’intégralité de son discours.

 

 

 

Discours d’Henri Bartholomeeusen

Interrompre volontairement sa grossesse est un droit qui appartient aux femmes. Un droit qui n’appartient qu’aux femmes.
Interrompre volontairement sa grossesse est un droit fondamental reconnu par les instances internationales.
Un droit qui permet à chacune de disposer de son corps.
Un droit qui permet à chacune de disposer de sa vie, de sa liberté.
Un droit qui permet à chacune de disposer de sa santé, de son destin.

Un droit dont l’exercice, n’en déplaise aux homonculistes religieux de ce pays,
un droit dont l’exercice, n’en déplaise à certains membres de ce Gouvernement,
un droit dont l’exercice n’est pas une faute, encore moins un crime, ni contre le fœtus, ni contre l’embryon, ni contre l’ovule fraîchement fécondé, ni contre l’ordre des familles.

Même à contre temps, l’exercice de ce droit ne saurait justifier d’emprisonner les femmes.
Rien ne saurait justifier d’ajouter la torture à la détresse, d’ajouter la cruauté à l’obscurantisme.
Car c’est bien de soutien dont nous avons besoin et non pas de cachots.

C’est la santé qu’il nous faut garantir, non la punition pour les conséquences d’un acte qui, en général, se commet à deux.

Parce que c’est le bonheur et la joie de vivre des citoyennes que nous défendons, hommes et femmes libres, ensemble, mobilisons-nous.
Et puisque les chiens aboient, que la caravane passe.

 

Henri Bartholomeeusen, président du Centre d’Action Laïque (9/09/2018, Bruxelles)

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