Espace de libertés – Mars 2016

La mort peut sembler légère


Espace de brièvetes

Le tapage qui a accompagné plusieurs euthanasies motivées par des causes psychiques a fatalement relancé le débat sur la loi de 2002. On se souvient ainsi de Simone, une pensionnaire d’un home anversois âgée de 85 ans, qui a demandé et obtenu de mourir au motif qu’elle avait perdu sa fille quelques mois auparavant. Motif trop léger? Pour la première fois en tout cas, une action a été introduite par la commission compétente contre le médecin qui a «géré» cette mort assistée. Parallèlement, le Comité de bioéthique mène des travaux qui pourraient aboutir à recadrer peu ou prou la loi. Faut-il priver de son bénéfice les personnes qui ne manifestent «que» des souffrances psychiques incurables et inapaisables? C’est la question. (map)